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Faire son coming out : les 6 étapes à suivre

Faire son coming out est difficile pour un grand nombre de personnes homosexuelles, lesbiennes, bisexuelles, asexuelles, etc. C’est d’autant plus dur si vous n’avez que des hétérosexuels dans votre entourage. Les LGBT, notamment les gays et les transgenres sont, encore aujourd’hui, jugés et rejetés par une partie de la population. Assumer son orientation sexuelle est une étape importante dans le cadre de votre épanouissement personnel et oser le faire peut vous libérer d’un poids. Dans certains cas, il peut être risqué de le faire, mais nous revenons sur ce point plus tard… Quoi qu’il en soit, nous allons ici tenter de vous donner le plus de conseils possibles pour réussir cette démarche courageuse. 

Savoir en quoi consiste un coming out

Pour ceux qui seraient atterris ici par hasard, voici ce que c'est. C’est tout simplement le fait de faire savoir à son entourage qu'on n'est pas hétérosexuel cisgenre. Cette expression vient de l’anglais “coming out of the closet” ou “sortir du placard” en québécois. C’est donc le fait de rendre public votre orientation sexuelle. En fonction de la volonté de chacun, un coming out peut se faire à différents “niveaux” : aux membres de sa famille, aux amis : cela dépend de ce que la personne pense être le plus bénéfique pour elle. 


Étape n°1 : accepter son orientation sexuelle

Avant de demander aux autres de vous accepter comme vous êtes, vous devez le faire pour vous-même. Il n’est en effet pas toujours évident d'être accepter gay ou lesbienne. Avant toute chose, soyez donc sûr que vous acceptez d’être comme ça. Pour y parvenir, vous pouvez lire des livres et regarder des vidéos qui en parlent, écouter des chansons et voir des films sur des amours non-conventionnels. Cela vous aidera à assimiler que votre sexualité est normale et qu’il n’y a pas de raison d’en avoir honte.

Accepter son homosexualité

Pour les hommes comme pour les femmes, accepter son homosexualité peut prendre du temps. En effet, la société montre plus souvent des couples hétérosexuels que l’inverse, ce qui est logique, car ils sont plus nombreux. Cependant, cela peut mener à des difficultés à s’accepter surtout chez les adolescents qui se cherchent. Cette période où chacun découvre sa sexualité est aussi la période où l’on a le plus souvent des problèmes de confiance en soi et donc de peur du regard des autres. Rejeter son orientation sexuelle si cette dernière n’est pas “habituelle” peut donc être un moyen de se protéger. Malheureusement, cette solution n’est bonne qu’à très court terme. Elle vous protège certes un moment des éventuels jugements, mais à long terme, elle vous empêche d’être vous-même et donc d’être heureux. Pour accepter cette particularité que vous avez, il existe plusieurs solutions. Voici les deux principales :

Accepter sa bisexualité

Tout comme être homosexuel, être bisexuel ne mérite aucune moquerie. Les conseils pour l’accepter sont globalement les mêmes pour toutes les formes de sexualité. Nous vous invitons donc à lire le paragraphe se situant juste au-dessus si ce n’est pas déjà fait. Il ne vous restera plus qu’à adapter ces conseils à la bisexualité.

Les autres formes de sexualité

Il est parfois difficile de s’identifier à quelqu’un, surtout quand notre orientation sexuelle n’est vraiment pas commune. Ces quelques définitions devraient vous aider à mieux vous identifier, ce qui est essentiel pour bien vivre votre sexualité à long terme.

Asexuel

Une personne asexuelle ne ressent aucune attirance sexuelle : elle n’a aucune libido. Leurs relations amoureuses seront donc platoniques.

Pansexuel

Les individus pansexuels peuvent ressentir du désir pour tout le monde : peu importe le sexe et l’identité de genre des gens. Par définition, un bisexuel est attiré par les hommes et par les femmes. Un pansexuel peut aussi vouloir coucher avec des transgenres, des non-binaires, etc.


Pour en découvrir davantage, nous vous invitons à consulter cet article présentant 16 orientations amoureuses et sexuelles de TÊTU


Étape n°2 : choisir à qui se confier

Avant de dévoiler votre orientation sexuelle à tout votre entourage, il est souvent astucieux de le faire auprès d’un proche tout particulièrement tolérant. Cette personne peut être un ou une amie, un membre de votre famille, une connaissance homosexuelle… Vous pouvez aussi en parler à un professeur et globalement à n’importe quelle personne de confiance : tous les soutiens sont bons à prendre ! Si vous en ressentez le besoin, ce soutien pourrait même vous accompagner pendant votre coming out.

Étape n°3 : éviter les situations à risques

Dans certains cas, il vaut mieux attendre pour faire son coming out. Si vous sentez qu’il y a un risque que vos parents vous mettent à la porte suite à l’annonce de votre homosexualité (par exemple), il est préférable d'attendre d’avoir une situation stable. Même si ces années peuvent vous sembler interminables, patienter vous permet d'éliminer le danger potentiel de vous retrouver à la rue. Faire face au jugement de la société est, en effet, assez difficile comme ça pour ne pas avoir à rajouter des problèmes de logement… 

Dans un autre contexte, si vous avez peur de la réaction violente d’un ou de plusieurs proches, vous feriez mieux de le faire en étant accompagné d’une personne de confiance qui pourra vous aider si ça dégénère.

Étape n°4 : trouver la force de passer à l’action

Pour avoir le courage de faire son coming out, il existe plusieurs astuces. La première et la plus évidente est tout simplement le fait de vous souvenir pourquoi vous souhaitez le faire : avoir une vision de votre futur où vous assumez enfin votre orientation sexuelle et où vous n’avez plus ce poids sur vos épaules vous rappellera pourquoi vous voulez sortir du placard. Cela réduira vos chances de céder sous la pression. Avoir à l'esprit que des millions de personnes sont déjà passées par là peut également vous donner un courage considérable.

Étape n°5 : faire son coming out

Si vous avez bien suivi les étapes précédentes, vous avez déjà fait une bonne partie du boulot. Il ne vous reste plus qu’à vous jeter à l’eau et à vous assumer pleinement ! Vous avez le choix entre :

  • Une vidéo ;
  • Une lettre ;
  • Une discussion directe avec vos parents (c’est souvent à eux qu’il est le plus difficile d’annoncer qu'on n'est pas hétérosexuel…).

C’est important que vous le fassiez vous-même. Cependant, si vous ne pouvez vraiment pas affronter vos parents, vous pouvez demander à un frère, à une sœur ou encore à un ami proche de préparer le terrain et de prendre la température. Vous pouvez simplement lui demander d’informer vos parents que vous avez quelque chose d’important à leur annoncer, de leur demander s’ils sont prêts à écouter sans jugements ce que vous avez à leur dire. En fonction du rapport de votre “émissaire” vous pourrez décider de le faire maintenant ou d’attendre encore un peu. En tout cas, il vous est nécessaire de passer par le stade du coming out pour que vous soyez, un jour, pleinement épanoui.


Étape n°6 : vivre après être sorti du placard

Une fois que vous avez pris votre courage à deux mains pour dire à votre famille et à vos amis que vous êtes homosexuel, ce n’est pas forcément fini. Découvrez comment gérer les différentes situations qui peuvent se présenter à vous. Mais avant toute chose, soyez fier de vous : faire son coming out n’est pas quelque chose de simple.

Si vous avez la chance d’avoir un entourage compréhensif qui vous accepte peu importe qui vous aimez, il ne vous reste plus qu’une seule chose à faire : profiter de votre vie ! Pour continuer à prendre confiance en vous jour après jour, vous pouvez :

  • Oser tenir la main de votre partenaire dans la rue ;
  • Oser embrasser votre amoureux ou amoureuse en public ;
  • Oser porter des vêtements LGBT qui peuvent indiquer vos préférences sexuelles.

Faire son coming out : les 6 étapes à suivre

Par contre, si votre entourage est moins ouvert d’esprit, il vous faudra être patient. Sans être forcément homophobes, nombreux seront les parents qui seront choqués, qui auront besoin de temps pour digérer cette information. Soyez présents pour répondre à leurs interrogations et insistez bien sur le fait que vous êtes toujours leur enfant, que ça ne change rien à votre relation avec eux. Si vous vivez encore chez vos parents, aller vivre quelques jours voire quelques semaines ou mois peut s’avérer nécessaire en cas de conflits répétitifs violents. S’ils vous rejettent toujours et ne veulent pas changer leur avis, pensez à vous faire aider par des professionnels : psychologues, éducateurs, etc. Sachez en tout cas que vos parents sont obligés de vous porter assistance tant que vous êtes mineur, donc s’ils vous mettent à la porte avant vos 18 ans, pensez à vous aider d’un avocat pour régler la situation. De plus, l’homophobie est punie en France : vous avez l’état de votre côté. La provocation à la haine peut en effet engendrer une peine d’un an d’emprisonnement et une amende de 45 000 euros.

Si vous souhaitez parler de votre situation anonymement, vous pouvez utiliser la ligne d’écoute de SOS homophobie.


Nous espérons vous avoir aidé et que votre coming out se passera du mieux que possible. Si vous aimez l'univers LGBTQ+, vous pouvez également lire notre article sur les musiques évoquant l'amour entre deux filles.